
Don Plutarco (Don Angel Tavira), vieillard buriné aux traits impassibles, est un violoniste manchot. Mais sous son apparence de vieillard inoffensif, se cache un résistant qui participe à la "guerilla campesina" qui tente de renverser le gouvernement mexicain.
Sa vie est celle des siens basculent le jour où les soldats attaquent le village, obligeant les rebelles à se réfugier dans la sierra, laissant derrière eux leurs stocks de munitions. Dès lors, le musicien n'a plus qu'une idée en tête : revenir pour récupérer des munitions dissimulées dans son champ. Pour réussir, le vieux Plutarco doit amadouer le capitaine, officier sanguinaire mais sensible à la musique. Fasciné, il oblige le vieil homme à revenir chaque jour jouer de son violon tel une bête de somme traçant son sillon.
Don Plutarco a la musique, il veut les munitions. Le capitaine veut étouffer la rébellion mais il aime la musique. Armes et musique.
Filmé en noir et blanc, ce drame m'a saisi dès les premières images : tortures, viols, exécutions sommaires. La tragédie de ces "peones" opprimés est envoyée aux visages des spectateurs comme un coup de crosse.
Actuellement au "cinéma des cinéastes".
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