
Sur les hauteurs de Mexico. Un mur. Des barbelés. Des caméras vidéo de surveillance. Au pied du mur s'étale la ville et sa misère. Décor de fin du monde. A l'intérieur de l'enceinte : la Zona, cité privée pour familles fortunées. Atmosphère aseptisée et claustrophobe. Dualité sociale. Ici ou ailleurs... Pourtant, une nuit, trois gamins pénètrent à l'intérieur de l'enceinte et s'introduisent dans l'une des villas. Le vol qui s'ensuit tourne mal et une femme est tuée. Prévenus, les vigiles abattent deux gosses. Le troisième s'enfuit mais reste prisonnier de la Zona. Ses habitants, prêts à tout pour préserver leur bonheur, décident à la majorité d'étouffer l'affaire, de faire disparaître les cadavres, et de rendre leur propre justice. Rien ne pourra enrayer la mécanique mortifère de La Zona.
Cette terrifiante vision du monde, bien que manichéenne, ne sauve personne. Ni les riches, ghettoïsés, au comportement barbare et violent, ni les autorités policières, passives et corruptibles, ni les exclus qui subissent toutes les atrocités (humaines et économiques). Mais ce pamphlet contre "le tout sécuritaire" reste toujours acceptable grâce à la présence et la performance de quelques personnages complexes et salvateurs. Et une maîtrise surprenante de la caméra.
Film mexicano-espagnol avec Daniel Gimenez Cacho, Maribel Verdu, Carlos Bardem, Daniel Tovar.